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Lettre N°145 - Mars 2017

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Prévention des infections urinaires

La canneberge (ou cranberry) pour prévenir les infections urinaires à Escherichia coli (E. coli)

Depuis plusieurs décennies, la cranberry (canneberge) fait office de remède traditionnel des infections urinaires.
Dans le passé, différentes équipes se sont déjà penchées sur son utilisation empirique. Une synthèse récente de ces travaux faisait défaut jusqu’à présent.

Dix études ont été retenues dans une revue publiée en 2009 (1049 participants), dont 8 sont des études comparatives, comprenant un “groupe cranberry” et un groupe contrôle sans traitement ou avec placebo.

Trois études concernent des femmes présentant des infections urinaires à répétition, 3 autres des personnes de plus de 60 ans, et 4 études n’ont inclus que des patients présentant une vessie neurologique nécessitant des sondages intermittents ou à demeure.

Quatre des 10 études précitées ont servi de matériel pour une méta-analyse. L’étude de Lontiokari et cool. a été conduite chez 150 femmes
sexuellement actives âgées de 21 à 72 ans (1). Quant aux études de KB Waites et coll. (2) et de ME McMurdo et coll. (3) elles ont été réalisées
respectivement chez des patients ayant une vessie neurologique (n=48) et chez des sujets âgés hospitalisés (n=376).

Il ressort de cette méta-analyse que la cranberry réduit significativement l’incidence des infections urinaires à 12 mois (risque relatif [RR]=0,66 ;
intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 0,47 à 0,92) par rapport au placebo ou à un groupe de contrôle (Dr Robert Pachile).

La canneberge est efficace chez les femmes ayant des infections urinaires récidivantes.

L’incidence des infections urinaires des femmes traitées par cranberry dans les études de T. KONTIOKARI et Call et de L. STOTHERS est significativement diminuée à un an par rapport au groupe contrôle (placebo).

- Quels mécanismes d’action ?

La cranberry n’est toujours pas clairement élucidée dans son mode d’action. Actuellement les études scientifiques montrent que l’augmentation critique de la multirésistance bactérienne, en particulier chez les souches d’E. coli, incitent à trouver de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Néanmoins, la cranberry (vaccinium macro-carpon), petite baie rouge d’origine nord américaine et son composant essentiel, les PAC (les proanthocyanidines), ont démontré in vitro et in vivo de réels bénéfices sur la prévention des infections urinaires. Aujourd’hui, la cranberry apparaît comme une alternative aux antibiotiques qui permet une réduction significative de leur utilisation.

L’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) a publié une évaluation de l’efficacité de la canneberge sur la prévention des infections urinaires.

PDF - 118.6 ko
Télécharger l’évaluation de l’AFSSA

NDLR : si à l’expérience nous constatons une prévention efficace, nous restons partisans d’une antibiothérapie lors de l’apparition des symptômes d’une infection.

Sources : Jepson RG et Craig : Cranberry for preventing urinary tract infections (Review) – The Cochrane Library 2009, Issue 2.
(1) Sothers L. Canadien Journal of Urology 2002 ; 9 (3) : 1158-62.
(2) Waites KB et coll. Journal of Spinal Cord Medicine 2004 ; 27 (1= : 35-40.
(3) Mc Murdo ME et coll. Age Ageing 2005 ; 34 (3) : 256-61
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Notre documentation sur la canneberge

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Dernière mise à jour : 2012-02-21 11:05:13
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