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Lettre N°144 - Décembre 2016

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Beaucoup plus que le spleen

Dépression ou déprime passagère ?

Le terme « déprimé » est souvent mal utilisé dans une conversation courante. Une personne peut dire « je suis tellement déprimé » alors qu’elle veut simplement parler d’un cafard temporaire qui passera dans les 24 heures. Il faut faire la différence avec la dépression clinique qui est une véritable maladie et suppose une prise en charge et un suivi sur le long terme.

La dépression désigne une « maladie mentale caractérisée par une modification profonde de l’état thymique, de l’humeur dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement moteur.

S’accompagnant parfois d’anxiété, la dépression entretient chez le patient une impression douloureuse d’impuissance globale, d’autodépréciation pouvant le conduire à envisager le suicide et parfois à le réaliser. » (Dictionnaire de psychiatrie et de psychopathologie clinique, Jacques Postel, Larousse)

Les personnes atteintes de Spina Bifida font beaucoup plus de dépression que les autres.

En effet, une étude de l’Université du Maryland School of Social Work publiée le 30 octobre 2009 portant sur la prévalence des symptômes d’anxiété et de dépression sur les jeunes adultes Spina Bifida a mis en exergue un taux très haut de personnes porteuses de ces symptômes. Parmi 61 personnes âgées de 18 à 25 ans, 41.0 % présentaient des symptômes de dépression et 31.1% des symptômes d’anxiété. Selon le ministère de la santé en juillet 2009, les différentes études réalisées en France révèlent qu’une proportion comprise entre 5 et 15 % de la population seraient touchés par un épisode dépressif au cours de l’année. Les causes d’une dépression sont multiples mais chez les personnes atteintes d’une maladie au long court, la maladie en elle-même et les difficultés qu’elle engendre sont des facteurs importants.

Le psychologue James Monahan estime que beaucoup de ceux qui sont porteurs d’un Spina Bifida ne vont pas reconnaître ou vont ignorer la maladie quelque temps durant leur vie, le plus souvent lors de l’adolescence. Chez certaines personnes, cet état perdure et la personne se maintient dans un état de déni qui s’accompagne souvent d’une dépression. Ces personnes peuvent passer inaperçues et ne jamais bénéficier ni d’un diagnostic de dépression, ni d’un suivi adapté au Spina bifida et aux multiples prises en charge qu’il suppose.

L’hôpital du Connecticut est l’un des seuls à avoir une clinique s’intéressant au spina Bifida avec des psychologues faisant partie intégrante de l’équipe médicale.

L’image de la pensée

L’apparence physique et les particularités d’un corps touché par le handicap affectent une personne atteinte de Spina Bifida. Une personne qui a un Spina bifida peut être amenée à déprécier sa propre image en raison de sa différence avec la norme communément admise. C’est pourquoi amener une personne touchée par le handicap à faire des actions positives, à avoir des objectifs, à se construire et à avoir un projet d’avenir est un moyen de lutte contre l’état de dépression et une façon de rester actif en dépit de la perte d’autonomie que le handicap génère.

L’estime de soi se construit dès l’enfance, c’est pourquoi il est essentiel que les parents d’enfants porteurs de Spina Bifida (mais aussi les autres !) renvoient à leur enfant une image positive, celle d’une personne digne d’être aimée et respectée. Il est ainsi important de veiller au regard qu’on porte sur son enfant et de l’aider dans son accès à l’autonomie. Dès l’âge de 3 à 5 ans, un enfant est capable de faire beaucoup de choses, il faut l’y encourager afin de lui permettre de devenir un adulte épanoui. En effet, s’il est compréhensible qu’en tant que parent l’on souhaite aider le plus possible son enfant et lui épargner des difficultés supplémentaire, faire les choses à sa place ne l’aide pas puisque cela lui renvoie l’image inconsciente qu’il est incapable de se débrouiller seul.

De plus, la communication est indispensable afin d’écouter la souffrance ressentie. Les difficultés identifiées pendant l’enfance sont notamment dues aux moqueries ou même aux simples commentaires des autres enfants, parfois dits innocemment, qui peuvent avoir un impact pendant tout le reste de la vie.

Si le besoin s’en fait sentir, il ne faut pas hésiter à se faire aider par des professionnels.

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Dernière mise à jour : 2011-07-05 10:26:50
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